Mesures de mobilité durable et intelligente

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La révision du RTE-T

Proposition de révision du réseau RTE-T – Commission européenne https://ec.europa.eu/transport/infrastructure/tentec/tentec-portal/map/maps.html

  • La mise en place de couloirs de transports européens intégrant à la fois les anciens couloirs du réseau central et les couloirs de transport ferroviaire de marchandises ;
  • D’ici à 2040, les principales lignes ferroviaires transportant des passagers devront permettre aux trains d’atteindre des vitesses d’au moins 160 km/h tandis que l’ensemble du réseau de train devrait permettre le transport de camions ;
  • Des parkings sécurisés équipés d’infrastructures de carburants alternatifs pour les conducteurs commerciaux ;
  • Le déploiement sur l’ensemble du réseau RTE-T de stations de chargement et de ravitaillement en carburant alternatif, de façon à ce qu’il y ait une capacité de recharge suffisante pour les voitures, camionnettes et camions à une distance de 60 km dans chaque direction d’ici à 2025 sur le réseau central et d’ici à 2030 le réseau global ;
  • La connexion des grands aéroports au système ferroviaire avec lorsque c’est possible une connexion aux lignes à grande vitesse ;
  • Les 424 villes du RTE-T devront adopter un plan de mobilité urbaine durable en faveur de la mobilité zéro émission et du verdissement des flottes urbaines ;
  • L’augmentation du nombre de plateformes multimodales de transbordement pour le fret et de gares multimodales pour les passagers ;
  • Le développement de technologies innovantes comme la 5G dans le cadre de la numérisation des infrastructures de transport, afin de renforcer l’efficacité, la sécurité et la résilience du réseau.

D’ici à 2030, le réseau central devra être aligné sur les normes actuelles. D’ici à 2040, le réseau central devra répondre aux exigences proposées dans cette révision avec comme objectif un RTE-T modernisé, pleinement opérationnel et contribuant à la neutralité climatique de l’UE en 2050.

L’UE s’engage en faveur du développement du transport de passagers en train depuis plusieurs années. Il s’agit d’un des modes de transport les plus sûrs et durables. L’année 2021 a d’ailleurs été promue « Année européenne du rail ». Le plan d’action, publié le 15 décembre dernier, vise à mettre en place des objectifs ambitieux pour lever les obstacles aux voyages entre États membres. Ainsi, en 2022, la Commission européenne proposera un texte sur le transport multimodal qui encouragera le développement d’une billetterie multimodale couvrant l’ensemble des modes de transports. Par ailleurs, des mesures devraient être prises pour faciliter le développement des voyages internationaux en train tels que :

  • déterminer des prix et redevances appropriés et équilibrés entre États membres pour faciliter l’accès aux infrastructures aux opérateurs ferroviaires ;
  • accélérer la numérisation et l’interopérabilité ;
  • exonérer les services ferroviaires internationaux de TVA ;
  • garantir une plus grande disponibilité de trains, wagons et locomotives.

À partir de 2022, la Commission a pour objectif de soutenir 15 services pilotes transfrontaliers, qui seront l’occasion de tester certaines des mesures identifiées dans ce plan.

 

La mobilité urbaine

Le nouveau cadre européen pour la mobilité urbaine a pour objectifs de contribuer à l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’UE et d’améliorer le transport et la mobilité des biens et des personnes dans et autour des villes. Ce cadre permet de fournir aux villes une boite à outils pour élaborer le plan de mobilité durable prévue dans la révision du RTE-T à travers :

  • Une approche plus ambitieuse de la planification de la mobilité urbaine durable et des indicateurs correspondants axés sur les transports publics et la mobilité active (marche, vélo) ;
  • des transports urbains résilients, respectueux de l’environnement et efficaces sur le plan énergétique, et la mise en place de solutions à émission nulle concernant entre autres les infrastructures de recharge et de ravitaillement pour les véhicules électriques et à hydrogène dans les villes ;
  • L’intégration des plans de logistique urbaine durable concernant le fret urbain à zéro émission et les livraisons du dernier kilomètre plus efficaces dans le cadre des plans de mobilité urbaine durable et le partage volontaire des données ;
  • Des orientations dès le 1er trimestre 2022 concernant le transport de passagers à la demande (taxis et véhicules de location privée avec chauffeur) afin qu’il puisse devenir plus durable tout en répondant aux préoccupations sociales et de sécurité ;
  • Le déploiement de la numérisation et l’innovation dans les travaux sur la fourniture et le traitement de données commercialement sensibles pour les services numériques multimodaux de mobilité tels que les applications de mobilité en tant que service ;
  • La cartographie et l’identification des solutions numériques disponibles pour la réglementation des zones à faibles émissions ;
  • Des campagnes de promotion et de sensibilisation avec par exemple la Semaine européenne de la mobilité ainsi que les prix et événements de l’UE en matière de mobilité urbaine.

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